La Gastronomie est-elle une marchandise culturelle comme une autre ?

18,00

Julia Csergo

Le repas gastronomique des Français à lUNESCO et ses enjeux

Format 125 x 190 mm – 320 pages

UGS : 979-10-96339-03-7 Catégories : ,

Description

Faudra-t-il finir par demander un jour la désinscription du Repas gastronomique des Français de l’Unesco ?

C’est une des nombreuses questions que soulève la lecture de cet essai qui pose un regard inédit sur notre gastronomie et sa reconnaissance au patrimoine culturel immatériel de l’humanité.

Six ans après, Julia Csergo, qui avait été responsable scientifique de la candidature, s’interroge sur le sens de cette inscription, sur ce qu’elle a apporté aux Français, à la France et aux professionnels de sa gastronomie : producteurs, artisans des métiers de bouche et cuisiniers. Notre culture immatérielle du bien manger n’existerait pas sans leurs productions, à la fois créatives et patrimoniales.

À première vue, le bilan semble faible. Car le véritable enjeu de cette inscription, qui aurait dû être la promotion et la protection de notre gastronomie au titre de la diversité culturelle, a été ignoré de nos responsables politiques. À aucun moment la France n’a organisé, comme d’autres États le font à l’égard de leurs patrimoines alimentaires, une politique culturelle de la gastronomie susceptible d’être opposée à la mondialisation des productions et des politiques commerciales.

Pour comprendre pourquoi la France n’a pas profité de cet instrument pour défendre sa culture gastronomique, cette réflexion, très documentée, revisite les fondamentaux : qu’est-ce que en réalité que la gastronomie? Comment cet art de vivre la table s’est-il construit en France comme une culture nationale et comme un patrimoine collectif? Pour quelles raisons elle doit enfin être reconnue comme un domaine culturel? Elle propose aussi de revenir sur les visées qui ont présidé à cette candidature à l’Unesco, sur les débats qui ont accompagné son processus, sur le manque d’engagement de nos dirigeants, et sur les usages, accessoires ou, pire encore délétères, qui sont faits de l’inscription.

L’objectif de ce bilan est de nourrir des forces de réflexion et d’action nécessaires à l’élaboration de politiques culturelles qui serviront ce bien commun qu’est la gastronomie française.

« L’auteure n’a pas dit son dernier mot. Citant plusieurs pays en exemple, elle montre comment une politique culturelle de la gastronomie peut se traduite par de précieuses retombées économiques. », Alternatives Economiques

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