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Les gâteaux des barbares du sud

Les missionnaires portugais, qui ont débarqué au Japon en 1541, ont apporté avec le christianisme les pâtisseries qu’ils confectionnaient dans les monastères. Ces missionnaires malins ont même utilisé ces pâtisseries pour convertir les Japonais  ! Même après l’instauration de la politique d’isolement du Japon au XVIIe siècle, assortie de l’expulsion des missionnaires chrétiens, et la limitation des ports ouverts aux étrangers, ces recettes sont restées, et furent appréciées par les Japonais de l’époque d’Edo. 
Ces recettes ont donné lieu à diverses spécialités dans plusieurs régions du pays. Même Kyoto, la capitale médiévale, considérée comme le bastion de la tradition japonaise puriste, en a créé une  : les Soba bôro. « Bôro » viendrait du portugais « bolo », qui désigne tout un ensemble de pâtisseries. On trouve la trace du Soba bôro dans le premier livre de recettes de pâtisserie, paru en 1718, où il est prescrit d’obtenir la pâte en mélangeant la farine avec du sucre et de l’eau avant de la faire cuire. 
Aujourd’hui, vous trouvez les Soba bôro dans toutes les boutiques de souvenirs à la gare de Kyoto ou dans les aéroports.

Retrouvez les adresses pour déguster les meilleurs Soba bôro de Kyoto dans le guide Le Voyageur Affamé – Kyoto de Ryoko Sekiguchi

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