L’art de conserver

14,00 

Par Nicolas Appert – Préface de Pascal Ory

“Ma méthode, exempte de tous les inconvénients qu’on pouvait justement reprocher à toutes celles que l’on a employées jusqu’ici, a reçu la sanction d’une longue expérience ; elle est appuyée des témoignages de tous les gens de l’art les plus habiles, et du suffrage de nombreux consommateurs.”

140 x 216 mm – 96 pages

UGS : 979-10-96339-22-8 Catégories : ,

Description

Lorsque Nicolas Appert (1749-1841) publie en 1810 L’Art de Conserver, pendant plusieurs années, toutes les substances animales et végétales, il n’imagine pas offrir à l’humanité le “code source” d’une invention qui allait révolutionner l’alimentation mondiale : l’appertisation.

C’est en 1795 que Nicolas Appert met au point son invention. En 1802, il ouvre la première fabrique de conserve au monde à Massy, en banlieue parisienne. Fournisseur de la Marine, il sollicite le ministre de l’intérieur Jean-Pierre de Montalivet (1766-1823) qui lui accordera un prix de 12 000 francs. “Comme la conservation des substances animales et végétales peut être de la plus grande utilité dans les voyages sur mer, dans les hôpitaux et l’économie domestique, j’ai pensé que votre découverte méritait un témoignage particulier de la bienveillance du gouvernement. J’ai en conséquence accueilli la proposition qui m’a été faite par mon bureau consultatif, de vous accorder un encouragement de douze mille francs”, lui écrit-il. Nicolas Appert devant s’engager à publier à 6 000 exemplaires et le mode d’emploi de sa découverte sans déposer de brevet.

Les Anglais s’emparent vite de cette invention et un certain Peter Durand dépose en août 1810 un brevet concernant divers récipients destinés à recevoir des produits appertisés dont la boîte métallique en fer-blanc. Si le fait de ne pas breveter son invention finit par ruiner Nicolas Appert, il le fit entrer au Panthéon des “Bienfaiteurs de l’humanité”. Titre que lui accordèrent les Anglais eux-mêmes, sans doute pris d’un certain remords…

> Préface de Pascal Ory

***

La collection Archives Nutritives réunit les textes essentiels de la gastronomie.

Préface de Pascal Ory
Avis de l’éditeur
Préface de Nicolas Appert
Explication de la planche
Le ministre de l’Intérieur, comte de l’Empire, à M. Appert, propriétaire à Massy près Paris
Bureau consultatif des arts et manufacture
Société d’encouragement pour l’industrie nationale
Extrait du procès-verbal de la Séance du Conseil d’administration, du mercredi 15 mars 1809
Observations

L’ART DE CONSERVER LES SUBSTANCES ANIMALES
ET VÉGÉTALES
Description des ateliers que j’ai établis pour l’exécution en grand de mon procédé
Des bouteilles et des vases
Des bouchons
Du bouchage
Moyens de distinguer, au sortir de la chaudière, les bouteilles ou vases qui, en raison de quelque accident causé ou par l’action du feu, ou par peu d’attention dans les procédés préparatoires,risqueraient de s’avarier

DESCRIPTION DES PROCÉDÉS QUI CONSTITUENT MA MÉTHODE, SON APPLICATION SPÉCIALE ET PARTICULIÈRE À CHACUNE DES SUBSTANCES QUE L’ON VEUT CONSERVER
(Recettes de viandes, gibiers, volailles, poissons, gelées et bouillons, lait et crème, œufs, légumes, fruits, compotes, marmelades, sirops, glaces, liqueurs)
Observations générales

Nicolas Appert, confiseur et inventeur français est né le 17 novembre 1749 à Châlons-sur-Marne. En 1795, il met au point son procédé de conservation. En 1802, il crée à Massy la première fabrique de conserves. En juin 1810 il publie L’Art de conserver pendant plusieurs années toutes les substances animales et végétales. Il meurt le 1er juin 1841 à Massy, à quatre-vingt-onze ans où son corps est déposé dans la fosse commune.

Vous aimerez peut-être aussi…