Qu’est-ce que boire ?

12,00 

François Caribassa

Critique de la dégustation des vins

Format 125 x 190 mm – 112 pages

UGS : 979-10-96339-14-3 Catégories : ,

Description

“Un bouquin formidable à boire cul-sec !” RTL – Sébastien Demorand

“La transformation progressive du buveur en dégustateur est une véritable aliénation. Là où s’établissait un rapport libre au corps et au monde, là où l’alimentation rencontrait l’ivresse et la commensalité, ne règne plus aujourd’hui que la contrainte” écrit François Caribassa.

Dans son essai, il énonce une critique raisonnée de l’institution œnologique, de ses mythologies et des codes qu’elle nous impose. En posant cette simple question : “Qu’est-ce que boire ?”, François Caribassa nous fait (re)découvrir une autre façon d’appréhender le vin, sans dogmes, entraves ni obscurantisme.

Échappant à la soumission des “gourous du vin” nous pourrons – en buveurs goguenards – oublier de déguster afin de profiter du simple fait de boire avec plaisir et modération…

Après un parcours littéraire et théâtral, François Caribassa suit une formation œno-viticole. Il ouvre, avec deux amis – dont un ancien vigneron – le Bistrot Bancal à Clermont-Ferrand (2005-2011). Aujourd’hui, François Caribassa se consacre à un projet de série télé consacrée aux vignerons.

"La saison des foires aux vins bat son plein, mais elle se tient également toute l’année, chez le caviste de quartier qui défend des vignerons paysans et pas forcément de grands châteaux et aux mains d’un fonds de pension ou d’un quelconque milliardaire. Pour profiter de cette saison post-vendanges, il faut lire un bouquin formidable : Qu’est-ce que boire, de François Caribassa, aux éditions Menu Fretin, une maison qui, comme nous tous, aime à penser ce qui se passe dans nos panses. Petit par la taille, cent pages, mais il est grand par la réflexion qu’il inspire. Il est rare de lire une espèce de sociologie de la dégustation et des dégustateurs de vins qui chaque année, disent ce qu’il est bon ou moins bon de boire. La transformation progressive du buveur en dégustateur est une véritable aliénation, écrit l’auteur, qui défend plutôt ce qu’il appelle la jovialité bouffonne, la commensalité, c’est-à-dire le fait d’être ensemble et pas entre soi. Caribassa, qui est un homme de lettres et de théâtre, a tenu pendant de longues années un bistrot à vin à Clermont-Ferrand, et le monde des gourous du vin, on l’aura compris, lui reste un peu en travers de la gorge. 75 % des Français ne s'y connaissent pas en vin, selon un chiffre récemment sorti dans un sondage. On croit connaître parce qu’on est Français et qu’on est donc censé avoir en nous la culture de la table et du vin, or c’est faux et c’est entre autres dû aux experts, à une élite, dit Caribassa. Comme ils ont le savoir, ils imposent un dogme, une façon de penser, une façon de boire et d’en parler. L’œnologie devient une idéologie et la dégustation un rêve d’exactitude.
Pour lui, la dégustation et les dégustateurs sont au service d’une plus grande standardisation des goûts. Juger un vin, dit-il, doit être un acte esthétique et non pas technique, car l’idée même de plaisir est absente des dégustations, où de grands nez mettent de grandes notes, sans jamais se laisser aller à un hululement de plaisir, alors que le vin c’est quand même ça : du plaisir et de la modération, évidemment. C'est un livre très stimulant au prix de 12 euros."
RTL, Sébastien Demorand. Réécouter l'émission : http://www.rtl.fr/culture/lifestyle/chiner-les-accessoires-de-tournage-de-la-serie-un-village-francais-7790109601

"Qu'est ce que boire ? de Francois Caribassa, un livre que j'ai aimé pour plusieurs raisons : il parle de vin, d'amour du vin sans dogme sans aucune barrière avec des mots simples, il nous rappelle que la vérité est toujours dans le verre. Ce sont nos propres émotions qu'il faut savoir mettre en exergue et ne pas se laisser dominer par ce que l'on peut lire ou entendre même si le socle de la connaissance œnologique est importante.
Le vin est boisson, émotion, passion, amour et partage. Pensez-y la prochaine fois que vous ouvrirez une bouteille de vin. Un livre qui ne va pas plaire à tout le monde, à mettre entre toutes les mains."
Linkedin de Fabrice Sommier, Chef Sommelier Directeur de la restauration et ressources humaines Groupe Georges Blanc

"Un véritable appel, entre plaisir et modération, aux buveurs goguenards. Comme pour nous rappeler ces joyeuses années 70 où le chic au bistrot et le litron à table étaient de mise."
So Food So Good - Cécile Cau

"Pour réapprendre à boire, avec plaisir et modération, lisez l'essai de François Caribassa Qu'est ce que boire ?”
Le Fooding

"Une critique épique de la dégustation des vins."
Rue 89 Lyon (pour le Salon des vins naturels et actuels "Sous les pavés la vigne")

"Les dégustations m’ennuient. Dès les premières lignes, François Caribassa donne le ton de cet essai. Pour lui, un jargon technique a remplacé la fraîcheur surannée des sympathiques descriptions qui résonnaient jadis autour des tables. La dégustation, devenue quasiment un exercice intellectuel, doit disparaître… L’auteur s’attache à déconstruire certains codes ou clichés attachés à l’acte de boire du vin, en s’attardant sur le nez ou le terroir ; mais aussi en critiquant l’institution œnologique, le marché du vin et la standardisation du buveur. Et surtout en nous encourageant à boire de manière plus libre, décomplexée et spontanée."
Oui ! Magazine - La Ruche qui dit oui

"Que voulez-vous, un mec qui affirme en ouverture de son livre « Les dégustations m’ennuient », bénéficie auprès de moi d’un beau capital de sympathie."
Le Blog de Jacques Berthomeau. Article complet : http://www.berthomeau.com/2017/10/qu-est-ce-que-boire-le-livre-de-francois-caribassa-me-va-bien-comme-un-gant-de-chirurgien.html

"Voilà un petit ouvrage qui sort de l'ordinaire ! A l'heure des vendanges, de la foire aux vins et de l'automne approchant, les ouvrages sur les vins envahissent les rayons des librairies. Loin de n'être que des guides, on découvre, et ce depuis quelques temps, beaucoup d'ouvrages ayant trait à la dégustation des vins ou donnant toutes les clés pour apprendre à connaitre le vin: cépages, arômes, élaboration, dégustation, tout y passe...
Le vin est peu à peu devenu une science s'acquièrant par de la pratique, de l'étude et du travail et le buveur se transforme maintenant en dégustateur, rejetant dans l'ombre ce petit verre de vin que l'on prenait plaisir à boire sans se prendre la tête, en l'appréciant sans le décrire et l'analyser.
C'est ce que dénonce François Caribassa dans ce petit essai où dans lequel il tente de rendre au vin l'image que nous lui donnions jusqu'à il y a quelques années.
Retrouver le plaisir de boire, tout en décrivant avec nos mots et nos impressions en "buveurs goguenards" ce que l'on ressent sans contraintes ni sans codes. Se sentir juste libre et profiter pleinement d'un un verre de rouge ou de blanc sans se prendre pour un critique ou un dégustateur en apprenant juste à boire.
Un ouvrage agréable à lire !"
Librairie Gourmande - Déborah Dupont-Daguet

"Constatant une évolution dans la manière de boire du vin, l'auteur dénonce la part grandissante des codes imposés par l'institution oenologique qui confèrent à la dégustation une dimension technique, voire élitiste. La rationalisation, l'analyse et le jugement sont devenus des étapes essentielles qui peuvent nuire au simple plaisir de boire et d'apprécier un breuvage."
Electre

1. OUVERTURE (extraits)

Les dégustations m’ennuient. Sérieuses ou ludiques, elles revêtent un aspect monotone qui tient autant au rituel lui-même qu’à la perception routinière qu’elles finissent par donner du vin. S’y mêlent une méthode scolaire au point d’engendrer la torpeur et un bachotage stérile qui voisine avec l’esprit de compétition le plus mesquin.
Depuis quelques années, cet exercice austère est devenu la manière normale de boire pour un grand nombre de femmes et d’hommes, en France et à l’étranger. Ils appliquent ainsi, le plus souvent dans une totale innocence, une technique dont l’histoire est récente mais qui a su si bien occuper une place centrale qu’elle a été adaptée à toutes sortes de produits, du beurre au fromage et du miel au piment d’Espelette.
Le verre à pied en forme de tulipe, tenu adroitement entre le pouce et l’index, que l’on lève pour en contempler le contenu avant de le faire tourner d’un geste vif afin de sublimer l’arôme, est ainsi devenu l’outil dont l’usage indique le prestige de l’amateur averti ou du professionnel respecté.
Dans les pays qui le produisent plus encore que dans ceux où il est consommé, il est de coutume de parler du vin.
C’est même un trait tellement caractéristique qu’il semble souvent définir les Français aux yeux de nombreux étrangers, qui les envient pour cela ou se moquent gentiment d’eux. Passion de la table ou culture de la grivoiserie, l’arène au centre de laquelle trônent les boissons a le verbe haut et le vocabulaire coloré. Mais aujourd’hui, le stade de la célébration de la jambe et de l’évocation de la robe, qui était encore accessible à la génération de mes parents, est dépassé.
Un jargon technique a remplacé la fraîcheur surannée des sympathiques descriptions qui résonnaient jadis autour des tables. Surtout, ce jargon a émané d’une corporation qui s’est évertuée à professionnaliser son savoir, et l’honnête homme s’est vu dépouiller progressivement, dans la deuxième moitié du XXe siècle, du privilège de choisir comme il l’entendait les mots dont il userait pour s’exprimer. En présence des maîtres, à l’écoute de cette langue froide et sèche qui est celle de leurs analyses, des sourires crispés ont remplacé sur les visages la jovialité bouffonne des buveurs.
En moins d’une cinquantaine d’années, la perception que l’on pouvait avoir du vin a été considérablement transformée. La dégustation, agent principal de ce changement, signi ait pour les buveurs la joie de savourer aliments et boissons.
Elle a été remplacée par l’effort de les définir. Déguster, c’est à présent faire ce que font un sommelier ou un œnologue lorsqu’ils boivent du vin. L’action se déroule en trois temps: regarder, sentir, goûter.
Dans chaque cas, une liste de termes techniques est à disposition, qu’il faut noter, mentalement ou par écrit, pour dresser une sorte de portrait-robot du contenu du verre.
(...)
Il ne suffit plus, comme on l’a cru jusqu’à il y a encore quelques années, de tenter de séparer le bon grain de l’ivraie. Ce qu’il faut poursuivre, c’est la critique de la dégustation comme technique et comme système, c’est-à-dire comme partie et comme tout du monde actuel du vin. Il est plus que temps de sortir de cette alternative bornée, à laquelle nous avons été réduits, entre dégustation et ivrognerie.
La formulation pourrait prêter à rire si l’idée qui la porte n’était présente dans tous les manuels: l’initiation à la méthode, à la dégustation toute d’attention spirituelle et de studieux bachotage, est le meilleur moyen de lutter contre l’alcoolisme. C’est là que le grand dégustateur révèle son plus triste visage, celui d’un moraliste à la solde des pouvoirs publics. Ce personnage est à la fois modèle et obstacle pour ceux qui cherchent à comprendre le vin. Il faut l’écouter, le respecter, l’imiter. C’est lui qui, dans les groupes de buveurs, est le point de mire de tous les regards. Il donne le ton.
Bref, tout cela est devenu si ennuyeux que le vin n’est presque plus consommé en France et qu’il est devenu principalement un produit d’exportation, en attendant de n’être plus qu’un produit de luxe destiné aux Américains et aux milliardaires chinois. Face à cette transformation des vins, que nous comprenons d’autant moins que nous ne finissons plus de les analyser, le temps est venu de soulever enfin cette étonnante question que nul n’aurait jamais cru devoir se poser: Qu’est-ce que boire ?

François Caribassa présentera et signera son ouvrage Qu'est-ce que boire ? :

OCTOBRE
- Le 18/10 à partir de 19h - Librairie Les Mots et les Choses (Boulogne-Billancourt)
- Le 21/10 à partir de 17h - Librairie Comme un Roman (Paris)
- Le 22/10 de 11h à 19h - Restaurant Passerini (Paris)
- Le 28/10 à partir de 15h - Librairie Les Volcans (Clermont-Ferrand)

NOVEMBRE
- 4 et 5/11 - Salon des Vins nature (Lyon)
- 6/11 - Restaurant Le Grand 8 (Paris)
- Le 18/11 à partir de 16h - Restaurant/Cave Les Mauvaises Herbes (Sens)

DECEMBRE
- 3 et 4/12 - Salon des Vins italiens Vini di Vignaioli (Paris)
- 6/12 de 17h à 20h30 - Librairie Athenaeum chez La Dilettante (cave à vins) (Beaune)
- 8-9/12 - Librairie éphémère des éditeurs culinaires indépendants (Paris) : plus d'informations ici -> https://fr-fr.facebook.com/events/189287598312142/
- 10/12 - Salon De Natura Vini (Saint-Julien-L'Ars)

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